Comment agir contre le risque de burn-out ?

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Le burn-out, traduit, en français, par l’épuisement professionnel, n’est pas encore reconnu, à ce jour, comme maladie professionnelle.
D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, le burn-out se caractérise par un sentiment de fatigue intense, une perte de contrôle et par l’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail.
Cela peut-être une des conséquences du stress chronique.
Le burn-out se distingue de la dépression. En effet, le burn-out se traduit par une hyper activité psychologique centrée sur le travail alors que la dépression entraîne un ralentissement physique et psychologique généralisé.
Quels sont les symptômes du burn-out entrepreneurial ?
  1. Les symptômes de l’épuisement : des signes physiques (sensation de faiblesse, fatigue chronique, tensions musculaires, problème de dos, immunité plus faible, troubles du sommeil, troubles cardiaques, gastriques, intestinaux, problème de concentration, problème de mémoire, etc) et des signes émotionnels (abattement, sentiment d’impuissance, impossibilité de contrôler les émotions, sentiment d’angoisse ou d’anxiété, impression de vide, manque d’enthousiasme, découragement et tendance à l’isolement).
  2. Les symptômes du détachement : attitude négative envers soi, envers le travail, envers la vie et envers les autres ; perte de capacité, de contact ; perte d’estime de soi et un sentiment de ne pas être à la hauteur.
  3. Les symptômes de l’inefficacité : insatisfaction par rapport à ses propres performances ; capacité moindre ; accroissement de la charge de travail ; manque d’énergie ; diminution de la motivation ; sentiment d’échec.
–> la rupture physique du corps se traduit par le burn-out.
Comment agir contre le risque de burn-out entrepreneurial ?
  1. On ne le répétera jamais assez : dormez ! Evitez les écrans 2 heures avant le sommeil et privilégiez la lecture d’un bon livre, les discussions en famille ou d’autres activités que vous aimez.
  2. Pratiquez la sieste “flash” ; faites des exercices de relaxation, de respiration ; préservez les moments de détente et de loisirs pour décompresser.
  3. Préservez les moments en famille (votre soutien au quotidien !).
  4. Conservez, voire densifiez votre réseau social : amis, organisations professionnelles, conférences, ateliers, etc.
  5. Listez vos tâches et priorisez-les (urgent/non urgent/important/non important).
  6. Planifiez les tâches de travail, les loisirs et les moments de repos dans votre agenda et tenez-vous y.
  7. Identifiez les tâches à déléguer à vos collaborateurs. N’oubliez pas que la confiance et la reconnaissance sont des facteurs de valorisation de vos collaborateurs. N’attendez pas non plus, de leur part, la même implication que vous !
  8. Créez ! Pensez à diversifier votre activité professionnelle et suivez des formations professionnelles.
  9. Enfin, apprenez à écouter votre corps et autorisez-vous un bilan de santé annuel avec votre médecin généraliste. Faites-vous accompagner par les professionnels de santé et du bien-être.
L’épuisement professionnel n’est pas une fatalité pour peu que l’on sache s’en préoccuper.
Prenez soin de vous !
Natacha Tessier
Coach professionnel & Médiateur
Cet article est rédigé à partir du Mooc proposé par l’Observatoire de la santé des dirigeants Amarok. Il clôt un cycle de 4 articles sur la santé des entrepreneurs. Bonne lecture !

L’entrepreneuriat salutogène

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Bonjour à toutes et à tous,

J’ai le plaisir de partager avec vous, chaque semaine, une synthèse du Mooc que je suis sur “la santé des entrepreneurs et la lutte contre le burn-out” (Observatoire Amarok – Amamooc).

La santé des entrepreneurs est une balance entre :

–> des facteurs pathogènes : le stress ; l’incertitude du carnet de commandes (on ne connaît jamais à l’avance son revenu) ; la surcharge de travail (entre 50 et 55 heures de travail par semaine) et la solitude ; et

–> des factures salutogènes : le sentiment de maîtrise de son destin ; l’endurance (“je tombe, je me relève”, etc) ; l’optimisme et la passion.

Bonne nouvelle ! Les études réalisées par l’Observatoire Amarok démontrent que la balance de la santé entrepreneuriale penche du bon côté.

Entreprendre, c’est bon pour la santé !

Quelques règles salutogènes à appliquer sans modération :

  • agir et ne jamais subir ! (lutte contre la procrastination);
  • créer de la positivité : célébrer les événements positifs, les réussites;
  • percevoir sa propre utilité : le burn-out vient très souvent d’une perte d’estime de soi;
  • savoir s’entourer (et j’ajouterai : savoir être accompagné(e) !)
  • penser grand.