Médiation conventionnelle et rupture conventionnelle ou licenciement.

Publié le Laisser un commentairePublié dans Blog

FORMALITÉS. Avec cette disposition inscrite dans la loi Macron du 6 août 2015, employeurs et salariés en conflit disposent désormais d’une alternative aux prud’hommes.

« Avant la loi Macron, une médiation ne pouvait être utilisée pour régler un conflit lié à un contrat de travail que dans des cas très spécifiques (conflit transfrontalier notamment). Désormais, tous les litiges liés à l’exécution du contrat de travail peuvent faire l’objet d’une médiation dite conventionnelle. Celle-ci, à la différence de la médiation judiciaire, se tient avant tout recours au conseil de prud’hommes. D’où son intérêt, pour l’employeur comme pour le salarié : en effet, les prud’hommes étant particulièrement engorgés, un dossier peut traîner jusqu’à deux ans avant un jugement, quatre en cas d’appel. « La médiation s’inscrit dans la logique du décret de mars 2015 qui oblige les parties à rechercher une voie amiable à tout litige », analyse Valérie Schégin, consultante associée, juriste et médiatrice du cabinet AlterAlliance. Un retour de congé sabbatique ou de congé maternité qui se passe mal, des sanctions disciplinaires mal acceptées, une rupture litigieuse du contrat de travail : les cas pouvant donner lieu à médiation conventionnelle sont multiples.

Soumise au principe de confidentialité

Concrètement, l’employeur ou le salarié en conflit commencent par faire appel à un médiateur via une association, un cabinet de conseil ou, par exemple, le Centre de médiation et d’arbitrage de Paris (CMAP). « Dans les entreprises, nous sommes généralement appelés par la direction des ressources humaines, rapporte Valérie Schégin. Les cas les plus courants sont liés à des difficultés relationnelles dans les rapports hiérarchiques. » Mais le conflit est bien souvent le symptôme d’une problématique managériale, voire organisationnelle, qui dépasse le simple conflit de personnes.

Une première étape consiste donc, pour le médiateur, à établir un diagnostic de la situation de travail, suivi d’un à deux entretiens individuels. La médiation est soumise au principe de confidentialité. Viennent ensuite des entretiens collectifs. « Une fois que chacun a pu vider son sac en tête à tête, nous essayons de rechercher les intérêts sous-jacents, une compréhension réciproque pour faciliter l’émergence d’un mode de fonctionnement commun », explique Valérie Schégin. Parfois, le conflit est déjà allé trop loin. « Il est arrivé que les personnes manifestent une totale incompatibilité l’une envers l’autre. Dans ce genre de cas il n’y a pas grand-chose d’autre à proposer que de les séparer », constate la consultante. Au final, l’accord peut être homologué par un juge, mais ce n’est pas obligatoire.

Combien coûte une médiation ? Cela dépend évidemment de la complexité du cas, du nombre de personnes impliquées dans le conflit et du médiateur. Selon la taille de l’entreprise, la CMAP estime le coût de son intervention dans une fourchette comprise entre 2 000 et 5 000 € environ, chez AlterAlliance on compte 3 000 à 5 000 € pour une médiation, généralement réglés par l’entreprise. En cas d’échec, il reste toujours la possibilité de porter son affaire devant les prud’hommes. »
Source :
En tant que médiateur, Happyfizz peut accompagner salarié et employeur dans le cadre de médiations conventionnelles et judiciaires. N’hésitez pas ! 
Natacha Tessier
Coach professionnel & Médiateur

Comment agir contre le risque de burn-out ?

Publié le Laisser un commentairePublié dans Blog
Le burn-out, traduit, en français, par l’épuisement professionnel, n’est pas encore reconnu, à ce jour, comme maladie professionnelle.
D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, le burn-out se caractérise par un sentiment de fatigue intense, une perte de contrôle et par l’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail.
Cela peut-être une des conséquences du stress chronique.
Le burn-out se distingue de la dépression. En effet, le burn-out se traduit par une hyper activité psychologique centrée sur le travail alors que la dépression entraîne un ralentissement physique et psychologique généralisé.
Quels sont les symptômes du burn-out entrepreneurial ?
  1. Les symptômes de l’épuisement : des signes physiques (sensation de faiblesse, fatigue chronique, tensions musculaires, problème de dos, immunité plus faible, troubles du sommeil, troubles cardiaques, gastriques, intestinaux, problème de concentration, problème de mémoire, etc) et des signes émotionnels (abattement, sentiment d’impuissance, impossibilité de contrôler les émotions, sentiment d’angoisse ou d’anxiété, impression de vide, manque d’enthousiasme, découragement et tendance à l’isolement).
  2. Les symptômes du détachement : attitude négative envers soi, envers le travail, envers la vie et envers les autres ; perte de capacité, de contact ; perte d’estime de soi et un sentiment de ne pas être à la hauteur.
  3. Les symptômes de l’inefficacité : insatisfaction par rapport à ses propres performances ; capacité moindre ; accroissement de la charge de travail ; manque d’énergie ; diminution de la motivation ; sentiment d’échec.
–> la rupture physique du corps se traduit par le burn-out.
Comment agir contre le risque de burn-out entrepreneurial ?
  1. On ne le répétera jamais assez : dormez ! Evitez les écrans 2 heures avant le sommeil et privilégiez la lecture d’un bon livre, les discussions en famille ou d’autres activités que vous aimez.
  2. Pratiquez la sieste “flash” ; faites des exercices de relaxation, de respiration ; préservez les moments de détente et de loisirs pour décompresser.
  3. Préservez les moments en famille (votre soutien au quotidien !).
  4. Conservez, voire densifiez votre réseau social : amis, organisations professionnelles, conférences, ateliers, etc.
  5. Listez vos tâches et priorisez-les (urgent/non urgent/important/non important).
  6. Planifiez les tâches de travail, les loisirs et les moments de repos dans votre agenda et tenez-vous y.
  7. Identifiez les tâches à déléguer à vos collaborateurs. N’oubliez pas que la confiance et la reconnaissance sont des facteurs de valorisation de vos collaborateurs. N’attendez pas non plus, de leur part, la même implication que vous !
  8. Créez ! Pensez à diversifier votre activité professionnelle et suivez des formations professionnelles.
  9. Enfin, apprenez à écouter votre corps et autorisez-vous un bilan de santé annuel avec votre médecin généraliste. Faites-vous accompagner par les professionnels de santé et du bien-être.
L’épuisement professionnel n’est pas une fatalité pour peu que l’on sache s’en préoccuper.
Prenez soin de vous !
Natacha Tessier
Coach professionnel & Médiateur
Cet article est rédigé à partir du Mooc proposé par l’Observatoire de la santé des dirigeants Amarok. Il clôt un cycle de 4 articles sur la santé des entrepreneurs. Bonne lecture !

P’tit déj’ Happyfizz à thème : « Le marketing de soi : construire ses réseaux. »

Publié le Laisser un commentairePublié dans Blog

Bonjour à toutes et à tous,

Rejoignez nous et inscrivez-vous au prochain p’tit déj Happyfizz à thème le 15 juin prochain à 9h (jusqu’à 10h30) : « le marketing de soi : construire ses réseaux ».

J’y animerai une présentation / discussion conviviale autour d’un petit déjeuner vitaminé !

La participation est de 15 euros (par chèque ou virement bancaire) par participante. Il y a déjà du monde d’inscrit, on vous attend à l’Espace Performance Bâtiment C2 à Saint-Grégoire (35) !

Je compte sur vous (ntessier@happyfizz.fr / 06 59 10 26 60) !

Groupe limité à 15 participantes.

Natacha
www.happyfizz.fr

Et vous … vous dormez bien ?

Publié le Laisser un commentairePublié dans Blog

Cette semaine, je vous parle de la qualité du sommeil, trop souvent considérée, à tort, comme une variable d’ajustement pour les entrepreneurs. Nous avons, en effet, en France, une culture de privation du sommeil nous dictant de « dormir moins pour travailler plus ».

Or, le sommeil est essentiel car il régénère les capacités cognitives et attentionnelles (par exemple, notre faculté de concentration, de mémorisation, de prise de décisions) ; il stabilise l’humeur et régule les comportements quotidiens.

Au contraire, l’insuffisance de sommeil ou un sommeil de qualité médiocre (avec des problèmes d’endormissement, de réveils nocturnes ou de réveils précoces)  est générateur de fatigue et de somnolence. 47% des entrepreneurs en France ont un mauvais sommeil (étude réalisée par l’Observatoire Amarok) !

Alors, stoppez votre dette chronique de sommeil et adoptez une véritable stratégie de gestion du sommeil :

  • la sieste « flash »  : période de repos accompagnée ou pas de sommeil. C’est un moment de lâcher-prise pour se relaxer et se régénérer.
  • la régularité des heures de coucher.
  • l’adoption d’un rituel lors du coucher pour s’offrir un véritable SAS de décompression.
  • une nouvelle devise : « En dormant plus, on travaille mieux ! »

http://www.happyfizz.fr

Stress subi ou stress choisi ?

Publié le Laisser un commentairePublié dans Blog
Cette semaine, on parle de stress chez les entrepreneurs avec l’Observatoire Amarok et le mooc Amamooc.
Une proposition de définition du stress (qui ne correspond pas à la définition officielle des risques psycho-sociaux) : il s’agit de la tension entre un objectif et des moyens.
Vous l’aurez compris, plus l’écart est grand, plus le stress est croissant.
Halte à la croyance du “bon stress” qui serait un carburateur euphorique pour les entrepreneurs ! Il n’y a pas de “bon stress” et de “mauvais stress”; mais il y a un stress subi ou un stress choisi.
Le stress choisi génère de la satisfaction au travail, ce qui est important. C’est ce “stress challenge” que vit la majorité des entrepreneurs.
Pour aller plus loin, un “stressomètre entrepreneurial” a été mis au point et parmi les stresseurs hiérarchisés, vous ne serez pas étonnés de trouver aux 2 premières positions :
  • le dépôt de bilan
  • les problèmes de trésorerie.
 
 Apprenez à identifier le stress subi du stress choisi et ne restez pas isolé(e), faites vous accompagné(e) !